20.03.2008

Ouverture

Ca y est, le beau Street noir est vendu. Un peu triste de délaisser cette fabuleuse machine, un peu content de changer pour un engin plus pratique et plus économique.

L'hésitation fut longue pour choisir l'engin qui va me véhiculer quotidiennement. Je me suis fixé un budget de 3500 € et pas plus de 600 cm3 pour bénéficier d'un budget d'entretien raisonnable en rapport avec les 20 000 km annuels que je parcours rien que pour aller au boulot.

Un CB 500 ? Un GPZ 500 ? J'ai trouvé quelques occasions dans mes prix et sans trop de km mais âgées d'au moins 7 ans. Une moto qui a parcouru 8 000 km en 10 ans me laisse deviner des périodes d'inutilisation propice au séchage des différents joints. Une mécanique peu utilisée ne s'use pas mais s'abîme.

Et puis, la petite idée qui germait depuis un moment s'est de plus en plus imposée. Un engin économique, avec de la protection, qui consomme peu et aux normes anti-pollution (donc moins de deux ans), ça existe. Ça a deux roues, un moteur, du plastique pour protéger les gambettes et des espaces pratiques. Beaucoup de motards le dénigrent, mais finalement le choix de la raison l'a emporté, c'est décidé, je passe de l'autre coté.

Comme j'aime à dire : "dans le cadre de l'ouverture du mouvement des motards en colère à tous les deux-roues motorisés, je vais montrer l'exemple !". Je passe au scooter !

Ce sera un 250 pour avoir la puissance nécessaire à la circulation rocadienne et un coût d'entretien inférieur aux puissants 500. Le hasard fait qu'il est de marque française : ce sera un Peugeot Geopolis 250 :

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Le mien sera bleu de Prusse, affiche 3000 km et sera même équipé d'un tablier. Autant explorer le concept à fond ! 

18.02.2008

Moto et paternité

Quand je suis devenu père de famille, s'est posée la question de ma responsabilité vis à vis de mes fils. Non seulement en tant que personne (quoi leur transmettre ?), voire en tant que citoyen (quelles valeurs, quel exemple), mais aussi en tant que motard et la dangerosité que cela représente.

Ayant vécu plus d'accidents en voiture (en tant que passager) qu'en moto, j'ai tendance à mettre au même niveau la dangerosité ces deux pratiques. Il n'en reste pas moins qu'en l'absence de carrosserie, je suis plus fragile et que le moindre accrochage peut être dramatique.

J'ai rapidement résolu les problèmes financiers en prenant les assurances vie et décès qui vont bien. Restait la charge morale, un peu culpabilisante et souvent alourdie par l'entourage, des conséquences de ma disparition pour mes fils.

Nous vivons dans une société protectrice, qui veut réduire le risque pour ses concitoyens et tend à nier que la seule perspective inéluctable est le vieillissement et que la seule issue certaine est la mort. La mode des produits et techniques visant à reculer les effets physiques de l’âge en représente la preuve la plus flagrante.

Concernant le risque, la politique s’est emparée du sujet et au nom de notre sécurité bien des dérives sécuritaires et liberticides sont mises en place (radars automatiques, vidéo surveillance, traçage, écoutes, …).

Mais le risque zéro existe-t-il ?

Chaque fois que nous voulons faire un pas, nous plaçons notre corps en déséquilibre et c’est par l’action de notre jambe que nous reprenons notre stabilité et que nous pouvons avancer. Face au risque de tomber nous effectuons une action qui est devenue un réflexe. Nous sommes capables de gérer ce déséquilibre pour en faire un moyen de déplacement.

A mon avis, la négation du risque est une preuve d’inconscience irresponsable. C’est aussi le trait d’un immobilisme conservateur qui ne peut qu’aliéner l’individu et faire régresser notre société.

 Au contraire, il faut identifier le risque, l’analyser et le jauger pour mettre en œuvre les actions préventives qui, à défaut de le supprimer, pourront en amoindrir les effets.

L’utilisation d’un deux-roues motorisés pour me déplacer représente un risque, j’en suis conscient. Pour le diminuer, j’adapte mon comportement. Au guidon j’agis en père responsable, j’observe le comportement des autres usagers et j’essaie d’anticiper leurs réactions et leurs actions. J’adapte ma conduite au contexte. Je suis proactif, attentif et réactif. En un moment je suis VIVANT ! Et c’est assurément cela qui me fait tant apprécier ce moyen de locomotion.

Dans cet ordre d’idée, quelle attitude adopter sur la question de la pratique de la moto par mes fils ?

Etant motard, je ne pouvais pas leur interdire. Non seulement parce que j’en connais les plaisirs et que je désirais qu’ils les connaissent, mais surtout je n’aurais eu aucune crédibilité, à moins de cesser de rouler en moto.

C’est pour cela que j’ai décidé (avec leur mère, bien sûr) de les mettre sur une moto le plus tôt possible, de leur offrir les meilleures formations moto, bref, de leur donner le plus d’atouts possibles pour affronter les risques de la route en moto.

 

 

05.02.2008

Choisir son assurance moto

On me demande souvent comment choisir une assurance pour sa moto.

Hélas, une assurance ne se juge que quand il y a des soucis. Toutes les assurances sont bonnes tant qu’il n’y a pas d’accident.

Avant de se lancer, il faut réfléchir si on veut juste un timbre vert pour coller sur son garde-boue ou si on veut vraiment être assuré.

Dans le premier cas, ne regardez que le prix et ne venez pas pleurer si ça ne se passe pas comme vous voulez en cas de sinistre ou si vous vous faites virer au deuxième accident même non responsable (si, si ça existe) !

Dans le deuxième cas, privilégiez un vrai assureur moto et évitez les pseudos assureurs : banques, grandes enseignes commerciales et ceux qui n'assurent qu'au téléphone ou par internet.
Leur métier n'est pas l'assurance et en cas de pépin, il n'y a personne pour vous défendre. Et derrière ce sont des assureurs auxquels vous pouvez accéder sans intermédiaires (AXA, Generali).

Ensuite, il y a deux sortes d'assureurs : les mutuelles et les privés.
Le principe d'une mutuelle est que chacun met l'argent dans un pot commun pour payer les sinistres, c'est le principe de base de la solidarité. Tous les bénéfices sont réinvestis dans l'assurance.

Les entreprises privées sont là pour faire de l’argent. Ce qui ne veut pas dire que leurs contrats sont forcément mauvais, mais quand il faut trancher entre l'intérêt de l'assuré et celui des actionnaires, ils ne se posent pas trop de questions.

Pour info, les trois principaux assureurs moto en France en terme de part de marché et de sérieux sont la MACIF, Axa (via le Club 14, qui est une pseudo association servant d’écran) et la Mutuelle des Motards.

La MACIF assure plus de 5 millions de personnes, pour eux la moto est un produit d'appel, ils ont des bons tarifs mais vous ne pourrez pas y assurer une moto seule ou si vous avez moins de 25 ans.

AXA est l'un des plus grands groupes financiers du monde. Pour eux l'assurance est un moyen d'accéder à certains placements qui leur rapportent presque plus que les bénéfices sur les contrats.

Enfin, last but not least, la Mutuelle des Motards a été créée "par des motards pour les motards". Elle est administrée par des bénévoles, motards eux-mêmes. Pionnier de l'assurance moto, les autres calquent leurs contrats sur les siens.

Quelques liens :

Sur Wikipedia.

Site de la Mutuelle des Motards